La sidérurgie en Bretagne

La métallurgie est une activité fort ancienne dans l’ouest armoricain : elle remonte environ au 5e siècle avant Jésus-Christ, à l’époque de la Tène (nom de la civilisation celtique du 2e âge de fer). Les fouilles archéologiques démontrent une particulièrement grande richesse des sites bretons.

L’histoire témoigne d’une production diffuse et massive qui permettait autant de satisfaire les besoins locaux et nationaux que de faire de l’exportation.

La construction en 1621-23 des Forges des Salles est un signe du redémarrage sidérurgique français après une période creuse due aux troubles de la Ligue. Le propriétaire, le duc Henri II de Rohan, et chef avéré du parti calviniste est un des piliers de ce nouveau développement de la sidérurgie.

De nombreux établissements sidérurgiques furent fondés à cette époque, la sidérurgie bretonne put conquérir d’un coup une modernité qui la projeta aux premiers rangs de la nation en termes de production et d’innovation.

L’éclosion de la technologie de la fenderie en plein cœur de la Bretagne est la première manifestation flagrante des migrations et des échanges qui ne cessèrent durant toute la durée du 17e siècle et au-delà, entre les usines à fer de l’ouest, leurs voisines et leurs semblables des provinces plus lointaines ou de l’étranger.

Le paysage breton profondément modifié  par les années du fer témoigne d’un passé prestigieux, riche de labeur et d’innovations.